On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer
Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tous les handicapés ou malades du monde
Crient bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain
Alors pourquoi tant d’embarras face à un homme en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux parler normalement
C’est peut-être un monde fait de silence, de décence, et de résistance
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
C’est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c’est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand on comprend que l’énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l’épreuve notre capacité d’adaptation
Les cinq sens des handicapés sont touchés mais c’est un sixième qui les délivre
Ce sixième sens qui apparaît, c’est simplement l’envie de vivre